Mercredi 27 juillet 2005

Tout d’abord merci pour vos petits mots qui m’ont beaucoup touchés et qui m’ont aussi fait sourire. Je crois que j’ai débordé du cadre que je m’étais donné ici, et je n’en suis pas très fier. C’était sincère mais vraiment mal dit, mal fait, sans humour (le comble), lourd. Bref, aucune élégance morale, aucun recul sur mes mots qui auraient mieux fait de se retrouver dans mon petit cahier bleu s’il n’était pas enfermé dans un carton, puisque je le rappelle, je déménage et c’est le grand foutoir.

Le seul passage que j’aime, le seul que je n’aurai pas su exprimer sans Pomerole c’est lorsque je parle de « Vous ». Car c’est (en grande partie) grâce à vous que j’ai pu tenir, et venir ici travailler tous les jours. Je me disais le matin en me préparant : - Tiens, qu’est-ce que Miss Fiotte aura mis comme photo aujourd’hui, j’espère que sa santé va mieux ?.. Qu’est-ce que Cre va me conseiller comme film ?.. Qu’est-il encore arrivé a Alex ?.. Est-ce que Shaggoo aura répondu ?.. Le bleu du ciel va t’il encore m’émouvoir ?.. Qu’est-ce que Katia va encore inventer pour sa télé ?.. Et les autres, tous les autres, sont-ils heureux ? Que vont-ils devenir ?..

 

C’était vous mes collègues de travail, c’était de vous dont j’avais envie de parler le soir et le week-end aux copains. C’est de vous que j’ai appris quelque chose ici. Et c’est de vous dont je me souviendrais, après avoir claqué la porte de cet établissement bancaire improbable. Vous et rien d’autre.

Mon contrat est terminé, alors je m’en vais. Je n’écrirai pas de chez moi (on voit ce que ça donne ), je serai trop occupé à m’installer dans ma nouvelle vie, et à prendre soin de mes proches. Ma période de chômage sera béni des Dieux pour me retrouver, et réaliser je l’espère un vieux rêve…

 

Avant de partir, et puisque qu’entre les attentats et les mises à mort, les nouvelles des gazettes ne sont pas fameuses (sans parler de la sinistrose des dépressions grandissantes)  Moi je vous dis :

" Hello, hello, gentils lecteurs ! Tant pour cent d’entre vous vont connaître un grand Amour ! Tant pour cent vont comprendre quelque chose à leur vie ! Tant pour cent vont être à même d’aider quelqu’un ! Tant pour cent auront un vrai fou rire cette année ! Et bien sûr 100% mourront ! Mais je vous jure qu’il y en aura tant pour cent avec les larmes et le regard de quelqu’un à votre chevet, et une main cramponnée à la votre… "

C’est pour moi le seul, le vrai, et unique but de cette fichue existence, en tous cas la mienne.

C’est la dernière fois que je vous vois, de face, cher vous, et peut être bien moi-même. Alors je vous dis adieu, d’un ton doux et définitif, et vous pourriez le prendre mal si vous n’aviez pas su.

 

Je vous embrasse bien fort…

Prenez soin vous…

 

Bluevelvet *

 

 

 

par julien quoirez publié dans : Inclassable
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Lundi 25 juillet 2005

J'ai bien lu vos commentaires, et c'est rare que j'écrive de chez moi. Et je sais que je ne devrais pas écrire en buvant du Pomerole de je ne sais quelle année... (vous me pardonnerez toutes mes fautes d'orthographes encore plus que d'habitude, car ce sont bien les moindres)

J'écoute Julee Cruise qui chante de l'Amour sur une musique de Badalamenti, c'est on ne peut plus romantique et cruel à souhait pour une soirée parfaite de solitude, et de désepoir tranquille.

Bluevelvet à la cafard ce soir, il n'est pas déséspéré, non, juste déprimé jusqu'à l'abrutissement comme lorsqu'il a du abandonné son chien, son vrai chien, ç'était il y a un an, déjà...

Shaggoo je suis navré d'avoir était l'investigateur de ce coup de grisou dont tu parles et dont je semble être la vicime ce soir. D'habitude je fais plutôt rire ou j'énerve, je suis désolé... Mais tu sais ce patchwork de souvenirs qui tient chaud les soirs de solitude, je les tisses un peu plus chaque jour, pour mes lendemains...

J'ai peur. Moi aussi. Comme vous tous. Je sais deviner la tristesse cachée sous l'élégance d'être léger, mais parfois aussi, comme vous tous je sens que tout m' abandonne, que je ne serai pas assez fort.

Lorsque je suis venu sur terre il semblerait que je n'étais fait que pour une seule mission " Aimer " et qu'importe qu'il y ait, ou non , un retour. J'ai été programmé pour ça, et rien d'autres. Je n'en suis même pas fier puisque je ne sais rien faire d'autre, je n'en tire aucune gloire, ou satisfaction, c'est juste Moi.

Je ne suis même pas un intellectuel puisque je ne fonctionne qu'à l'instint ou à l'émotion. Je n'ai pas fait d'études et j'ai du lire un peu, pour savoir comment certains mots s'écrivaient... Mais j'ai fait une étude de coeurs (presque) complète, dont je remettrai le rapport à qui voudra le prendre. Bien que si je savais décrire la naissance et la mort de n'importe quels sentiments amoureux, je serai le Roi de la terre et des étoiles...

Ce soir j'écrirai bien des kilomètres sans savoir ou cela me mène, et je crois bien que c'est ce que je fais...

C'est la première fois que je me découvre autant, et vous savez quoi ? Je m'en fiche complètement.

Ce blog va bientôt mourir de sa belle mort. Bientôt...

Vous m'avez (voir liste) apporté tellement. Je voulais vous le dire. Je trouve vos existences tellement "humaines"et touchantes que je pense même à vous avant de m'endormir le soir. Je ne plaisante pas. J'imagine vos visages, vos maisons, vos sourires et votre voix que je n'entendrai jamais mais que j'aurai cru froler parfois, peut-être, au détour d'une phrase, d'un mot, voir même d'un silence...

Behind the dark....

Juste une dernière chose. Ne baissez pas les bras. Ne fuyez pas l'Amour, il n'y a rien de pire. Ne vous moquez pas de lui. Ne jouez pas avec lui. C'est, je pense, le seul moment ou l'on nous réclame un peu de sérieux, le seul moment ou la solitude est en tentative d'échec, et c'est bien tout ce qui compte finalement, non ?...

Love, don't go away, come back and stay, for ever and ever... Please stay....

Vous savez quoi ? Je crois que je vais mourir idiot et simple d'esprit ! A moi les Anges radieux !...

Mon meilleur Ami m'a un jour demandé : - "Tu y as toujours crû toi ?.....

-  " Oui... "

Et c'est un sentiment qui ne m'a jamais quitté. Jamais, jamais, jamais.......

Rien ne meurt jamais....

Sincèrement.

For ever Blue*

( note pour plus tard : ne plus écrire sous Pomerole )

 

 

 

par julien quoirez publié dans : Entre Moi et Moi
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Jeudi 21 juillet 2005

Je n’aime pas les chats. J’ai pourtant beaucoup d’amis qui en ont et qui m’en vantent les mérites, mais très franchement, ils ne m’intéressent pas, mais alors pas du tout. L’indépendance est souvent cité comme son trait de caractère principal, et il semblerait que ce soit une qualité, à en voir les yeux de leurs maîtres vaguement éblouis, rien qu’en prononçant cette phrase ( !?! ).

Je suis tout, sauf indépendant, voilà pourquoi ça ne passe pas. Je ne supporte pas qu’on puisse se dérober, ou pire, que l’on puisse me griffer quand j’ai envie de faire un câlin. Je ne supporte pas que l’on considère ma maison comme un hôtel « all inclusive », surtout après être parti 3 jours sans donner de nouvelles et venir miauler à ma porte quand la faim se fait sentir. Je ne supporte pas qu’on ne me réponde pas quand je parle, ou que l’on fasse semblant de ne pas m’entendre. Je ne supporte pas qu’on marche sans faire de bruit derrière moi pour mieux me surprendre. Je ne supporte pas les attitudes désinvoltes à mon égard lorsque j’ai des sentiments profonds.

Et c’est valable pour les gens qui m’entourent ! Je vais faire grincer des dents mais tant pis.. Mes amis m’appartiennent, et j’exige qu’ils me soient entièrement dévoués comme je le suis pour eux, et ils ont intérêt à me donner des nouvelles aussi souvent que j’en donne.

Roméo, c’est mon mari. Il est à moi. Et pas question de se la jouer cool genre :  - rentre pas trop tard et pas trop bourré quand même, pendant que je suis un peu malade et fatigué…

T’as raison ! C’est même pas la peine de rentrer du tout parce que ta valise elle sera au carré devant la porte !

Moi si tu es malade, je suis à ton chevet toute la nuit, et j’écoute ta respiration pour voir si tout va bien (même si c’est un rhume, parce qu’on sait jamais avec la méningite…)

Quand tu sais que tu vas être en retard tu m’appelles tout de suite pour que je ne m’inquiète pas, et moi je te dis d’être prudent sur la route, et de ne pas rouler trop vite même si tu veux rattraper ton retard.

Tu ne peux pas t’endormir sans être collé à moi, même s’il fait 40°, et moi je ne trouve pas le sommeil si je ne te tiens pas.

Tu me dois des comptes, des explications, et lorsque je te demande : -à quoi tu penses ? Tu ne réponds jamais d’un ton agacé : - à rien… Tu me réponds une grosse connerie, tu inventes même si tu veux, mais tu ne me renvoies jamais à néant. Parce que moi, lorsque tu me demandes pour la 10.000 ième fois dans la journée si je t’aime, je te réponds toujours tendrement que oui, et je devine que ce jour là tu es peut être un peu perdu ou fatigué, tout simplement.

 

Lorsque tu me lances quelque chose, je vais le chercher et j’aime te le ramener, ça m’amuse et je me sens utile. Lorsque je t’appelle tu viens tout de suite parce que tu reconnais ma voix et qu’elle te plait, même si tu ne sais pas ce que je vais te dire ; tu aimes m’entendre dire ton prénom. J’aime cette laisse que tu me mets parfois autour du cou. Tu souhaites que je délimite ton territoire et tes limites en te criant : - Non ! Je suis ton maître, tu es mon maître. Nous nous appartenons. Dans ton regard il y a toujours cette attente d’une caresse, tandis que dans le mien tu peux voir le pire de mes cauchemars ; l’abandon. Nous dépendons l’un de l’autre. Tu es un chien, je suis un chien. Tu es mon chien, je suis ton chien. Tout va bien.

 

Quand à toi, joli petit chat, avec ton indépendance sous le bras. Va jouer plus loin…

Tu vois bien que ça n’ira pas.

par julien quoirez publié dans : Lovelife
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Mardi 19 juillet 2005

Après conversation avec mon amie Laline qui est dans une position sentimentale assez inconfortable, et que j’ai ( assez ) bien connu moi-même pour ne pas la considérer à la légère. Je me suis mis à dresser une énumération assez pertinente de ce qu’on appelle l’Absence. Quand ça va trop mal pour moi ou pour les autres j’ai pris cette saine habitude de (leurs) m’expliquer pourquoi, en l’écrivant sur un petit papier.

 

1/  L’absence où l’on n’aime pas MachinTruc mais où MachinTruc ne vient pas non plus. Alors là, l’imagination peut vous faire partir dans tous les sens : passion subite ou désinvolture totale…

 

2/  L’absence où l’on aime MachinTruc et réciproquement, mais MachinTruc ne vient pas. Alors là, c’est la terreur sentimentale : - Est-il mort, en prison, accidenté quelque part, enlevé par des aliens ?...

 

3/  L’absence où l’on sait que l’on aime MachinTruc mais on est pas sûr du tout des sentiment de MachinTruc. Alors là, ce n’est pas la terreur mais l’HORREUR sentimentale : - Où est-il ? Est-ce qu’il l’a fait exprès ? Est-ce qu’il joue avec moi ? Et à quoi ? Pourquoi ce silence ?…

 

Pour info mon amie Laline est dans le cas numéro 3, et je voudrais dire ici que n’importe lequels de mes fidèles lecteurs se trouvant aujourd’hui dans cette situation aura ipso facto toute ma compassion et ma compréhension …

 

Comme disait Marie Antoinette : « Tenez le cou (p) ! »

 

Ps : Mon conseil :  Faire sa Jakie Quartz ( juste une mise au point ) au plus vite ! Car cette absence peut entraîner de graves troubles alimentaires (une tartine de beurre pour la journée, ou 1 Pépito à déjeuner), une augmentation nocive de nicotine ( putain, c’est mon deuxième paquet.. ), une asthénie physique générale ( non je ne sors pas, non je ne suis pas allé bossé, non je ne suis pas encore lavée ni coiffée, oui je sais il est 15h30… ), des troubles obsessionnels compulsifs ( il est où mon portable ? ça n’a pas sonné ? T’es sûr ? T’es sûr ?? ), banalisation négative de l’espèce humaine mâle ( tous des gros connards ! ), dépréciation exagérée de l’estime de soi ( je suis un aimant à minable… ) etc.. etc.. etc..

 

 

par julien quoirez publié dans : Avec mes autres
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Vendredi 15 juillet 2005

Alors voilà, j’ai réussi à éviter le bal !.. Malheureusement j’ai pas pu éviter d’être total bourré….

On a commencé chez notre caviste préféré ( comme ce soir ) avec notre copine Boulite, on démarre au verre mais on prend finalement 2 bouteilles ( pour 3 c’est un peu exagéré ) parce que c’est plus économique ( la bonne excuse ). On rigole toujours bien avec la draguouille du boss (on va l’appeler Monsieur ) qui me dit que j’ai une jolie chemise dont la couleur me va très bien ( je prends mon air distrait - ah bon ? Tu trouves ?..). Roméo balance pas mal, et c’est de bonne guerre, quelques drôleries cinglantes, bref, on rigole comme des bossus et les bouteilles se vident en 2 sets gagnants ! Entre-deux avec Roméo on est allé se chercher une frite mayo pour éponger ( moi je l’ai pas mâcher je l’ai gobé ) mais honnêtement elle a pas épongé grand chose. Il est 2 h, on ferme. (déjà !?) on boit la tournée du patron avec le serveur qui a vraiment une tête de gendarme avec son polo bleu dur ( d’ailleurs on l’a appelé comme ça toute la soirée ) en racontant n’importe quoi ( mais je reste toujours intéressant puisque j’ai 2,5gm ) et on décide de partir tous ensemble dans ce bar gay ou je retrouve des copains que je suis suuuuupeeeeeer content de retrouver et inversement puisque tout le monde à l’air un peu pété. On carbure au Get 27 ou 31 (ma boisson préférée puisque : haleine fraîche toute la soirée)  Roméo danse un slow avec Boulite (qui vacille ostensiblement sur ses talons ) sur Joe Dassin, et moi je fais l’idiot sur Désenchantée pendant qu’un type vient me parler pour me dire qu’il me connaît de vue et patati patata… Il est joli et gentil, mais il est malheureux. Il aimerait bien trouver un mari, je lui dis qu’avec moi ce sera pas possible parce que j’en ai déjà 1 ; sur un ton genre :  je t’aurai bien dépanné mais là ça va pas être possible ( ça le fait rire et c’est déjà pas mal ). Le gendarme se ramasse et fini la soirée avec un type qui m’a dit que j’avais un humour spécial ( je crois que c’est parce que je lui ai demandé s’il s’habillait toujours comme ça ou s’il était arrivé sur terre hier soir ? ) Je suis super gentil avec tout le monde, je fais des bisous partout à Roméo, à Boulite, mais pas à Monsieur parce que ce serait tendancieux, et je sais que Roméo même bourré il a un œil bionique. D’ailleurs je sais que j’ai eu une « grande » conversation avec Monsieur (dixit Roméo), mais le problème c’est que je ne m’en souviens pas (aïe..aïe..aïe). C’était certainement sur sa façon de me regarder ou un truc dans ce genre là ( sujet glissant, ultra dérapant ).

Après on décide de partir danser à la seule boite gay que j’aime pas, mais Boulite rend l’antenne et repart seule d’un pas hésitant en rasant les murs pour s’aider à marcher (d'ailleurs elle s’est fait charrier par un groupe de jeunes qui ont bien rigolé en la regardant passer, mdr !)

Après, on m’a drogué. Je veux dire par-là que je ne me souviens de RIEN, à part être rentré en boite. Je ne sais PAS comment on est rentré. J’ai du demander à Roméo de me raconter la suite… C’est marrant parce que souvent la première question que je pose c’est :

- « est-ce que j’ai bien dit au revoir ?… » Question ultra incongrue à laquelle Roméo me répond - Oui . (avec un air perplexe teinté d’inquiétude sur le fonctionnement de mon cerveau)

- « je suis tombé ? »

- non, tu trébuchais mais tu n’es pas tombé ( bref soulagement )

- « j’étais détruit ? »

- Oui….

- « Ok… C’était une super soirée, hein ?.. »

- C’est clair !…

 

Ce qui est surtout clair, c’est que le fait de me séduire ne me dérange pas, enfin je peux comprendre. Mais ce que je ne comprends pas, c’est que Monsieur puisse le faire déjà d’une part au nez et à la barbe de Roméo, et d’autres part lorsque l’on est soi-même en couple depuis 15 ans et que l’on est Pacsé. C’est quand même louche, non ?..

 

Et moi vous allez me demander si Il me plait ?… Et bien….. Il ne me déplait pas . Quoi ??..

Oui, je le trouve séduisant. Oui, il a 42 ans. Oui, il est Capricorne et le Cancer est souvent séduit par le Capricorne (et inversement). Oui, si j’avais été célibataire je me serai laissé séduire et je lui aurai fait l’acte II scène IV ( c’est la scène ou je deviens carrément inoubliable après un broyage de cerveau et un baiser prometteur d’une histoire lyrique et passionnée… )

Mais le fait est que je suis marié à Roméo, et que malgré tous mes défauts je ne suis pas bigame ! Et que ce cher Monsieur ferait bien de se souvenir que lui aussi est marié, et Pacsé, et qu’il faudrait être un petit sérieux maintenant !!… Non mais alors !…

 

N’empêche qu’il est quand même vachement sympa. Je Décooooooonnnnnneeeeee !!!!!!!!

 

par julien quoirez publié dans : vive la fête
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Mercredi 13 juillet 2005

 

Ce soir c'est la fête. Il y a quelques bals populaires Gay dans ma province. Ils mettent des tonnelles avec des petits lampions, des drapeaux, et même une guirlande Ricard (???). La musique qui sort des enceintes ( installées dehors pour l'occasion) c'est tendance année 80/90, mais que les trucs qui se dansent bien ( la danse des canards ? ). Ils boivent de la bière ( pas du tout crédible... ) dans des gobelets en plastiques et ils sont très content d'être dehors parce que ça change un peu ( le Gay-Lillois est de bonne nature) . Comme il fait beau chacun ira avec son petit marcel ou son petit tee-shirt taille 12 ans, au choix ( attention on ne lève pas trop les bras monsieur s'il vous plait )

Je sais que comme chaque année se sera un carnage, et j'ai la vague impression que ce soir je ne vais pas pouvoir y échapper ( je vais encore tomber dans un traquenard ). Je sais que Dalida va hurler dans mes oreilles, que la bière sera chaude et aussi plate que ma copine Jane.B, et que Michel ( notre ex -star télévisuel ) nous la jouera "lunettes fumées pour montrer tout ce que j'veux cacher".

Après on attendra 3 pétards mouillés pour s'extasier ( ohhhh ! Wouaaah ! ), et je me dirai encore que je vois une petite partie de mes impôts brillés dans le ciel. Roméo me regardera avec son air de compassion-tolérante dans un soupir qui en dit long. Je sais que j'adopterai un profil distrait si un ex passe ou une expression extrémement courroucé aux premières note de la farandole. ( si, si, chez nous il y en a encore ).

Souhaitez-moi bonne chance !...

par julien quoirez publié dans : vive la fête
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Mardi 12 juillet 2005

Voilà. C’est fait. Un an de plus. Cela ne s’est pas exactement passé comme je l’imaginais. J’ai préféré l’année dernière (même le cadeau d’ailleurs). Je suis vaguement déçu et légèrement écœuré de l’être.

Je suis en mode : « My name is Bluevelvet. No unauthorized pictures and no autograph, but a Vodka-coca…why not ?!..” (sous-entendu : si t’es intelligent tu m’adresses pas la parole sauf pour me proposer de l’alcool…)

Rions un peu maintenant avec ces photos qui me dissuadent de plus en plus d’avoir recours à la chirurgie dans un futur proche ou lointain. Amen…

Ps: A l'époque de Temps X  (je n'étais même pas encore adolescent) je ne savais pas lequel choisir... Aujourd'hui la question ne se pose plus, et je dois dire que c'est un grand soulagement moral et affectif. Effrayant, non ?...

par julien quoirez publié dans : Too Morose
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Jeudi 7 juillet 2005

Ici on évoque une question sur le suicide. Elle ne m'est pas indifférente.

Personnellement, je trouve cela très courageux de se suicider, et ça n'est en aucun cas pour moi synonyme de lâcheté. En revanche, je pense que si je devais en arriver là, je ferai en sorte de ne surtout pas laisser une notice explicative destinée à troubler à jamais la conscience de mes proches encore mortels.

Je leur offrirai (j'espère) ce superbe cadeau de pouvoir croire à une route trop glissante, un excés de vitesse ou d'alcool, avec à la fin, un platane mal placé... ( cadeau que l'être humain accepte assez facilement par confort moral ).

Il y a des gens qui butent sur la vie; comme les chevaux de courses, superbes et pleins de sang, se butent parfois sur des haies.On appelle alors le vétérinaire, pour abréger leurs souffrances.

Je ne suis ni plein de sang, ni superbe, et si cela m'arrivait : je me passerai de vétérinaire.

 

 

 

par Bluevelvet publié dans : Entre Moi et Moi
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Mercredi 6 juillet 2005

            INTRODUCTION

 

C’est souvent en répondant à quelqu’un que je découvre quelque chose de profondément ancré en moi. ( parce que je n’ai pas beaucoup de prédispositions à spéculer seul devant mon café ce que peut ressentir mon moi profond. Je préfère les conversations. Bloguer est une forme de conversation, n’est-ce pas ? )

 

 

POST trouvé par hasard (je préfère ne pas citer)

Je n'aime pas les gens lisses. Je n'aime pas les gens parfaits.
Je n'aime pas les blogs lisses. Je n'aime pas les blogs parfaits.
J'aime chez tous les autres leur faiblesse, et j'aime encore plus la force qu'ils ont de le dire. 
Je n'aime pas les blogs en représentation où l'on ne pense qu'à séduire.
Je n'aime pas les blogs vitrine où l'on se met en scène.
Je ne suis pas très douée pour les manipulations et trop directe pour jouer en chatouillant une plume. Alors je dis ce que je suis sans me soucier de me déguiser.

 

REPONSE de Bluevelvet

Moi j'aime bien les gens lisses, j'aime bien les gens parfaits. Ou plus exactement, j'aime bien les gens qui jouent à être lisses et qui feignent d'être parfaits. Je n'aime pas quand les gens me jettent à la tête leurs faiblesses ou leurs problèmes comme ça directement, sans se soucier de savoir quel impact cela aura sur moi, sous couvert d'être authentique. Je trouve que c'est un manque de politesse. J'aime les déguisements. Observer chez l'autre les trésors d'imagination qu'il va développer pour tenter de me séduire. J'aime parfois être dupé. J'aime le jeu et les joueurs (les vrais) car ils savent perdre. Les mythomanes m'amusent. Les rapports gratuits. Etre libre de dire la vérité ou pas. Avoir le choix de se présenter comme on l'entend ou comme on voudrait être, surtout si l'on trouve sa vie trop ennuyeuse ou triste. Une forme d'élégance en quelque sorte ?..

Merci pour vos billets.

par Bluevelevet publié dans : Entre Moi et Moi
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Mardi 5 juillet 2005

Je suis allongé près des fleurs sous un arbre, il fait assez beau. Je termine un roman policier, qui finit d’ailleurs aussi mal que peut finir un roman policier, c’est à dire : les coupables tués, les innocents blessés et les détectives de plus en plus désabusés.

 

Je regarde les petites feuilles vertes, innombrables tourner, virevolter dans le soleil, je retrouve quelque chose.

J’ai le temps de tout, je n’ai plus le temps de rien. C’est pas mal…

Je sais que cet arbre durera plus que moi, que ces fleurs seront fanées avant moi ; je sais que Roméo m’attend à la maison et que je pourrai rester sous cet arbre toute la vie. Je sais tout, en sachant que ce n’est rien. Rien qu’un moment privilégié. A mon sens, les seuls, les vrais.

En sachant que je n’en saurai jamais assez. Jamais assez pour être parfaitement heureux. Jamais assez pour  rien.

 

C’est juste un moment d’adhésion à la vie, un moment de bonheur parfait dans la solitude.

Et si je m’en rappelle bien, il saura me réconforter, plus tard,  en cas de crise…

par Bluevelvet publié dans : Entre Moi et Moi
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