
Comme disait Marie Antoinette :
" Tenez le cou (p) ! "
Je suis allongé près des fleurs sous un arbre, il fait assez beau. Je termine un roman policier, qui finit dailleurs aussi mal que peut finir un roman policier, cest à dire : les coupables tués, les innocents blessés et les détectives de plus en plus désabusés.
Je regarde les petites feuilles vertes, innombrables tourner, virevolter dans le soleil, je retrouve quelque chose.
Jai le temps de tout, je nai plus le temps de rien. Cest pas mal
Je sais que cet arbre durera plus que moi, que ces fleurs seront fanées avant moi ; je sais que Roméo mattend à la maison et que je pourrai rester sous cet arbre toute la vie. Je sais tout, en sachant que ce nest rien. Rien quun moment privilégié. A mon sens, les seuls, les vrais.
En sachant que je nen saurai jamais assez. Jamais assez pour être parfaitement heureux. Jamais assez pour rien.
Cest juste un moment dadhésion à la vie, un moment de bonheur parfait dans la solitude.
Et si je men rappelle bien, il saura me réconforter, plus tard, en cas de crise
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