
Comme disait Marie Antoinette :
" Tenez le cou (p) ! "
Je n’aime pas les chats. J’ai pourtant beaucoup d’amis qui en ont et qui m’en vantent les mérites, mais très franchement, ils ne m’intéressent pas, mais alors pas du tout. L’indépendance est souvent cité comme son trait de caractère principal, et il semblerait que ce soit une qualité, à en voir les yeux de leurs maîtres vaguement éblouis, rien qu’en prononçant cette phrase ( !?! ).
Je suis tout, sauf indépendant, voilà pourquoi ça ne passe pas. Je ne supporte pas qu’on puisse se dérober, ou pire, que l’on puisse me griffer quand j’ai envie de faire un câlin. Je ne supporte pas que l’on considère ma maison comme un hôtel « all inclusive », surtout après être parti 3 jours sans donner de nouvelles et venir miauler à ma porte quand la faim se fait sentir. Je ne supporte pas qu’on ne me réponde pas quand je parle, ou que l’on fasse semblant de ne pas m’entendre. Je ne supporte pas qu’on marche sans faire de bruit derrière moi pour mieux me surprendre. Je ne supporte pas les attitudes désinvoltes à mon égard lorsque j’ai des sentiments profonds.
Et c’est valable pour les gens qui m’entourent ! Je vais faire grincer des dents mais tant pis.. Mes amis m’appartiennent, et j’exige qu’ils me soient entièrement dévoués comme je le suis pour eux, et ils ont intérêt à me donner des nouvelles aussi souvent que j’en donne.
Roméo, c’est mon mari. Il est à moi. Et pas question de se la jouer cool genre : - rentre pas trop tard et pas trop bourré quand même, pendant que je suis un peu malade et fatigué…
T’as raison ! C’est même pas la peine de rentrer du tout parce que ta valise elle sera au carré devant la porte !
Moi si tu es malade, je suis à ton chevet toute la nuit, et j’écoute ta respiration pour voir si tout va bien (même si c’est un rhume, parce qu’on sait jamais avec la méningite…)
Quand tu sais que tu vas être en retard tu m’appelles tout de suite pour que je ne m’inquiète pas, et moi je te dis d’être prudent sur la route, et de ne pas rouler trop vite même si tu veux rattraper ton retard.
Tu ne peux pas t’endormir sans être collé à moi, même s’il fait 40°, et moi je ne trouve pas le sommeil si je ne te tiens pas.
Tu me dois des comptes, des explications, et lorsque je te demande : -à quoi tu penses ? Tu ne réponds jamais d’un ton agacé : - à rien… Tu me réponds une grosse connerie, tu inventes même si tu veux, mais tu ne me renvoies jamais à néant. Parce que moi, lorsque tu me demandes pour la 10.000 ième fois dans la journée si je t’aime, je te réponds toujours tendrement que oui, et je devine que ce jour là tu es peut être un peu perdu ou fatigué, tout simplement.
Lorsque tu me lances quelque chose, je vais le chercher et j’aime te le ramener, ça m’amuse et je me sens utile. Lorsque je t’appelle tu viens tout de suite parce que tu reconnais ma voix et qu’elle te plait, même si tu ne sais pas ce que je vais te dire ; tu aimes m’entendre dire ton prénom. J’aime cette laisse que tu me mets parfois autour du cou. Tu souhaites que je délimite ton territoire et tes limites en te criant : - Non ! Je suis ton maître, tu es mon maître. Nous nous appartenons. Dans ton regard il y a toujours cette attente d’une caresse, tandis que dans le mien tu peux voir le pire de mes cauchemars ; l’abandon. Nous dépendons l’un de l’autre. Tu es un chien, je suis un chien. Tu es mon chien, je suis ton chien. Tout va bien.
Quand à toi, joli petit chat, avec ton indépendance sous le bras. Va jouer plus loin…
Tu vois bien que ça n’ira pas.
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